Vos semences de petits pois viennent peut-être de chez Strube !

 

Depuis 2013, Strube est distributeur pour l'Europe des semences de petits pois de la maison de sélection américaine "Crites Seed Inc.", située en Idaho, à 500 km à l'Est de Seattle. Crites a une longue histoire dans la sélection des petits pois. Leurs variétés sont cultivées dans le monde entier. Les croisements et les premiers screening sont réalisés aux USA et en Nouvelle-Zélande. Par après, Strube prend en charge l'expérimentation, la multiplication des semences et la mise en marché en Europe.

En Belgique, le matériel est testé en fonction des besoins et des conditions locales. Les agriculteurs veulent une bonne vigueur de levée, des rendements élevés, une bonne résistance aux maladies, une bonne aptitude à la récolte, etc… Les usines de transformation regardent en plus les calibres (qui ont tendance à s'affiner), la souplesse lors de la récolte (homogénéité du murissement des gousses,…), la couleur (vert le plus uniforme, pas de pois jaunes) et le goût.

Un peu d'histoire

Jusqu'à la fin du 18ème siècle, les gens conservaient les aliments de plusieurs manières: par salage, fumage, dans le vinaigre, la graisse, le sucre ou l'alcool. Le français Nicolas Appert, boulanger de métier, imagina de conserver des aliments dans des bocaux en verre, chauffés à 100° après fermeture. La stérilisation était inventée, 60 ans avant Pasteur!

Nicolas Appert commercialisa le premier son invention. Par après, la conservation en cannettes en fer fut inventée, et les premiers ateliers de conserves furent lancés au début du 19ème siècle. La Belgique a un passé très riche au niveau de la culture des petits pois. Dans la première moitié du 20ème siècle, et jusque 1990, notre pays était réputé pour ses usines de conserves comme La Corbeille, Le Soleil, Culina, Star, Rena, Noliko, Picolo, Mon Jardin. Marie Thumas, installée à Louvain, cultiva jusque 10.000 Ha de petits pois dans ses années de gloire.

Par après, une consolidation s'opéra dans la branche à travers l'Europe. Le français Bonduelle reprit quelques usines belges, mais elles furent toutes fermées par la suite. La seule usine encore en activité en Belgique est Noliko, située à Brée dans le Limbourg, qui est détenue actuellement par le groupe Greenyard.

La Belgique au cœur de l'industrie européenne des légumes surgelés

A partir de 1970, les premières usines de surgélation de légumes firent leur apparition. La demande en légumes surgelés ne fait que grandir depuis, pour la consommation ménagère mais aussi de plus en plus pour la restauration hors foyer et les usines de plats préparés. Carottes, petits pois, haricots et épinards représentent les plus gros volumes, mais ces dernières années, on est devenu de plus en plus créatif en matière de nouveaux légumes et de mélanges en tous genres (comme par exemple pour les Woks).

La majorité des usines de surgélation belges se situe dans la région de Roulers, en Flandre Occidentale. 10 usines ont, depuis plusieurs années, dépassé le cap du million de tonnes de légumes travaillés. Cette branche d'activité connait actuellement une phase de consolidation, qui se traduit par des fusions d'entreprises. La Belgique est depuis longtemps trop petite pour ces industriels, qui ont créé et repris des usines un peu partout en Europe. Notre pays est le plus important transformateur et exportateur de légumes surgelés en Europe. L'Espagne et le Royaume-Uni sont deuxièmes et troisièmes.

Le petit pois est le légume le plus important de la gamme. Les usines belges cultivent au total plus de 30.000 ha de petits pois, en Wallonie, en Flandre et dans le Nord de la France (presque jusque Paris).

Une culture sous contrat

Les surfaces de petits pois sont contractées à partir de l'automne pour la saison suivante. Le prix des contrats est fonction entre autres des conditions de marché d'autres cultures (blé,…). Pour l'agriculteur, la culture de pois peut être une alternative intéressante dans sa rotation. Le conseil est toutefois de respecter une rotation de 6 à 8 ans pour éviter les maladies du pied (Aphanomyces notamment). La taille minimum des parcelles est de 5 ha, et elles doivent être accessibles par les grosses machines de battage et par les camions.

Du champ à l'usine

Les semis se font de mars à fin mai, et la récolte de mi-juin à début août. Les services agronomiques des usines ont un planning très serré concernant les variétés utilisées et les dates de semis et de récolte. Malgré les caprices de notre climat, ils doivent assurer un approvisionnement régulier des usines, avec les bons paramètres de qualité.

Des échantillons sont pris assez tôt au champ par les agronomes et sont battus à l'usine. Le tendéromètre donne la dureté des pois: un pois à 95 de tendérométrie sera doux et sucré, et à l'extrême un pois à 160 sera dur et farineux (les sucres s'invertissent en amidon, et le pois prend un goût de farine). L'opération est répétée plusieurs fois. Chaque parcelle est donc suivie individuellement. La fenêtre optimale de récolte d'un petit pois ne dépasse pas 24 à 48 heures. Le rendement augmente au fur et à mesure que le pois durcit. Sur quelques jours, le rendement peut augmenter significativement. Naturellement, les pois durs ont une valeur marchande inférieure et seront donc payés moins chers à l'agriculteur. Dans la plupart des cas, un accord est signé entre les usines et les représentants des planteurs selon une grille de prix fonction de la tendérométrie.

Le tendéromètre donne la dureté des pois: un pois à 95 de tendérométrie sera doux et sucré, et à l'extrême un pois à 160 sera dur et farineux.

Une parcelle récoltée jeune et qui fait p.ex. 7.000 Kg par hectare, peut donner un même rendement financier qu'une parcelle qui est restée quelques jours en plus et a donné 8.500 de pois Kg/ha.

Du fait que les variétés ont des indices de précocité très différents, les usines choisissent elles-mêmes la succession de variétés cultivées de manière à réguler leur approvisionnement. Les agriculteurs n'ont donc pas le choix de leur variété.

Le semis et la récolte sont le plus souvent gérés par les usines et sont réalisés par des entrepreneurs qui possèdent du matériel spécifique. Des pois récoltés tôt (avant fin juin) peuvent parfois être suivis par une autre culture, par exemple des haricots. Les pigeons ramiers posent dans certains cas des pertes conséquentes, et cela nécessite un suivi et une intervention rapide de la part de l'agriculteur. Les pucerons et les thrips, ainsi que les maladies (oïdium, mildiou, sclerotinia, botrytis…) requièrent la vigilance de l'agriculteur. Il n'est pas rare de devoir intervenir avec un insecticide ou un fongicide. On compte 5 à 6 passages de pulvérisateur, y compris le désherbage. Concernant le désherbage, certaines mauvaises herbes doivent impérativement être absentes lors de la récolte: morelles, repousses de pommes de terre ayant fleuri, chardons.

 

 

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